Plan grand froid : qui appeler, qui est accueilli, quels sont vos droits
Il est 22 heures, la météo annonce une nuit sous zéro et vous n'avez nulle part où dormir, ou vous connaissez quelqu'un dans ce cas. Le « plan grand froid » est souvent présenté comme un événement météo ; c'est en réalité une série de mesures très concrètes, et une porte d'entrée précise : le 115. Voici ce que le plan déclenche, à qui il s'adresse, comment décrocher une place et ce qui se passe le lendemain.
Mis à jour le 13 novembre 2026 · Par Thomas Mercier
En résumé
- Un seul numéro pour une mise à l'abri : le 115, gratuit, ouvert tous les jours, 24 heures sur 24. Il est la porte d'entrée principale de l'hébergement d'urgence.
- Trois niveaux de vigilance : temps froid, grand froid, froid extrême. Ils dépendent des températures relevées, et c'est le préfet qui déclenche le plan.
- L'accueil est inconditionnel : l'hébergement d'urgence est ouvert à tous, sans condition de nationalité, de situation familiale ou de statut administratif.
- Le plan ne crée pas de place par magie : il renforce le 115, les maraudes et les capacités d'accueil, mais la demande dépasse souvent l'offre. Il faut insister, et mobiliser aussi la mairie et un travailleur social.
- Menace d'expulsion : la trêve hivernale (du 1er novembre au 31 mars) reporte l'expulsion, elle n'efface ni la dette ni la procédure.
Qu'est-ce que le plan grand froid ?
Commençons par ce qu'il n'est pas. Le plan grand froid n'est pas une aide que l'on demande, ni un guichet. C'est un plan de l'État, décliné département par département, qui organise la réponse sanitaire et sociale quand il fait très froid. La page que la Ville de Paris lui consacre, mise à jour le 27 décembre 2025, le décrit comme un plan national qui définit les actions à mettre en œuvre aux niveaux local et national pour détecter, prévenir et limiter les effets sanitaires et sociaux liés aux températures hivernales, avec une attention particulière pour les populations vulnérables.
Concrètement, le plan agit sur quatre leviers, que les autorités locales activent plus ou moins selon la gravité de l'épisode : une veille météo, le renforcement des équipes du 115, l'intensification des maraudes (ces équipes mobiles qui vont à la rencontre des personnes installées dans la rue) et l'ouverture de capacités d'accueil supplémentaires. À Paris, en décembre 2025, la Ville a par exemple réquisitionné six gymnases pour mettre à l'abri chaque soir 800 personnes, et transformé huit bâtiments municipaux pour en accueillir plus de 600 autres, compte tenu de la saturation des places d'hébergement en Île-de-France. Ces ouvertures ponctuelles s'ajoutent au parc habituel ; elles ne le remplacent pas.
Un point de vocabulaire qui évite des malentendus : la veille saisonnière est active chaque année du 1er novembre au 31 mars. C'est un état de vigilance permanent pendant l'hiver. Le plan grand froid, lui, se déclenche ensuite selon la météo, avec des niveaux. Vous pouvez donc être en pleine veille saisonnière sans que le plan soit « activé » dans votre département, et cela ne change rien à votre droit d'appeler le 115 : il fonctionne toute l'année.
Pour le reste de l'urgence logement (DALO, aides, expulsion), notre guide urgence logement donne la vue d'ensemble. Cet article se concentre sur la période de froid : que faire, ce soir et dans les jours qui suivent.
Les trois niveaux de vigilance : temps froid, grand froid, froid extrême
La Ville de Paris, qui publie le détail, indique que le plan national comporte trois niveaux de vigilance, dépendant directement du relevé quotidien des températures diurnes et nocturnes. Voici les seuils tels qu'elle les présente, au 3 novembre 2026 :
- Niveau 1, temps froid : températures positives dans la journée, mais comprises entre zéro et moins 5 °C la nuit.
- Niveau 2, grand froid : températures négatives le jour et comprises entre moins 5 °C et moins 10 °C la nuit.
- Niveau 3, froid extrême : températures négatives le jour et inférieures à moins 10 °C la nuit.
Deux précisions importantes. D'abord, c'est une page parisienne : je n'ai pas trouvé de tableau national unique de seuils chiffrés sur les sites ministériels, et les préfectures déclenchent le plan chacune pour leur département. Ne considérez donc pas ces chiffres comme universels. Ensuite, pour un épisode de vague de froid à Paris, la page parle d'une durée d'au moins deux jours avec des températures nettement inférieures aux normales. À Paris encore, le plan relève du préfet de Paris et d'Île-de-France ; en cas de niveau 3, le préfet de police coordonne l'ensemble des actions.
Mon conseil pratique : ne conditionnez jamais votre appel au 115 au niveau annoncé. Le niveau dit ce que les pouvoirs publics mobilisent, pas à partir de quelle température vous avez le droit de demander de l'aide. Une nuit à zéro degré sous la pluie est dangereuse, plan ou pas plan.
Schéma : les trois niveaux en un coup d'œil
Qui peut être hébergé ? Le principe d'accueil inconditionnel
C'est la question qui inquiète le plus ceux qui hésitent à appeler : « est-ce que j'y ai droit ? ». La réponse officielle est large. Le ministère chargé du logement indique, dans sa page sur l'hébergement d'urgence publiée le 31 octobre 2025, que celui-ci est ouvert à tous, sans condition de nationalité, de situation familiale ou de statut administratif. Il cite parmi les personnes accueillies les personnes sans domicile fixe, les familles en rupture de logement, les femmes victimes de violences conjugales, les jeunes majeurs sortant de l'aide sociale à l'enfance, et les migrants ou demandeurs d'asile en attente d'une solution.
La loi pose le principe dans le code de l'action sociale et des familles. L'article L. 345-2-2, que cite le portail de la fonction publique dans une fiche mise à jour le 11 juin 2026, dispose que « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence ». Notez les trois mots qui comptent : sans abri, détresse et à tout moment. Ni la saison, ni le niveau du plan, ni vos ressources n'entrent dans la définition.
Ce qu'est un centre d'hébergement d'urgence
Toujours selon le ministère, il s'agit d'une structure d'accueil temporaire destinée à répondre aux besoins immédiats de personnes en détresse sociale, médicale ou psychique. Elle ne donne pas lieu à un bail ni à un loyer, ce qui n'exclut pas une participation financière des personnes accueillies. Selon la même page, les structures peuvent être un centre d'hébergement d'urgence (CHU), un centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) ou des nuitées d'hôtel. Service-public.gouv.fr ajoute, dans sa fiche vérifiée le 6 août 2026, que le centre doit prendre en compte les besoins de la personne accueillie de la manière la plus adaptée possible, y compris lorsqu'elle est accompagnée d'un animal de compagnie.
Accueil inconditionnel ne veut pas dire place garantie immédiatement. Le ministère du Logement l'écrit lui-même dans une réponse à une question parlementaire publiée au Journal officiel le 3 février 2026 : le parc d'hébergement d'urgence atteint un niveau historique de 203 000 places ouvertes chaque soir, dont près de 70 000 enfants, mais « la demande d'hébergement est en augmentation croissante dans notre pays ». Retenez cet écart entre le droit et la disponibilité : il explique pourquoi la suite de cet article insiste sur la persévérance et sur les relais.
Comment obtenir une place : appeler le 115, pas à pas
Voici la marche à suivre, dans l'ordre. Elle vaut pour vous comme pour quelqu'un que vous voulez aider.
- Composez le 115. Service-public.gouv.fr précise que le numéro est gratuit depuis un fixe et un mobile, en métropole comme en outre-mer, ouvert du lundi au dimanche et fonctionnant 24 heures sur 24. Un appel y est géolocalisé, identifié et priorisé, et il n'apparaît pas sur les factures.
- Décrivez précisément votre situation. L'écoutant évalue l'urgence. À Paris, la ville explique que cet interlocuteur propose une réponse immédiate en indiquant l'établissement ou le service où la personne peut être accueillie, puis organise sa mise en œuvre. Dites combien vous êtes, si des enfants ou une femme enceinte sont présents, si quelqu'un est malade, si vous avez un animal, et où vous vous trouvez.
- Notez ce qu'on vous répond. Heure d'appel, nom de l'interlocuteur si on vous le donne, réponse (place proposée, liste d'attente, rappel conseillé). Ces notes serviront si vous devez ensuite démontrer que vous avez fait une demande.
- Rendez-vous à l'adresse indiquée et, si une place vous est proposée, acceptez-la si elle est sûre, même imparfaite : refuser sans alternative vous ramène à la case départ.
- Rappelez chaque jour si aucune place n'est disponible. Les ouvertures se font au fil de l'eau, et l'attente d'une nuit n'est pas un refus de principe.

Le 115 est-il le seul accès ?
C'est la porte d'entrée principale, pas la seule. La fiche service-public.gouv.fr indique que les coordonnées des structures peuvent s'obtenir auprès de la mairie ou du Samu social (le 115), et que certaines associations proposent également des hébergements d'urgence : il faut alors se renseigner directement auprès d'elles. Le travailleur social d'un CCAS ou d'une association peut aussi appeler pour vous, ce qui aide en cas de situation complexe.
Le 115 ne répond pas ou n'a pas de place : que faire ?
C'est le scénario que redoutent les familles, et il arrive. Je préfère vous donner des pistes réalistes plutôt que de laisser croire que le système est sans faille. Le ministère reconnaît lui-même une demande en hausse ; certaines nuits, il n'y a pas de place disponible pour tout le monde au moment où vous appelez.
Les relais à activer le jour même
- La mairie et le CCAS : la fiche service-public.gouv.fr désigne la mairie comme interlocuteur pour obtenir les coordonnées des structures de la commune. Demandez à rencontrer un travailleur social et signalez l'urgence.
- Les associations de solidarité : certaines proposent elles-mêmes des hébergements d'urgence, et leurs équipes de maraude peuvent vous orienter vers un lieu chauffé.
- Un accueil de jour, s'il en existe un près de chez vous : le 115 ou la mairie peuvent vous dire lesquels fonctionnent en journée.
- Un proche, même pour une ou deux nuits : une solution de dépannage vaut mieux que la rue, et elle n'empêche pas votre demande de rester enregistrée au 115.
Quand aucune solution adaptée n'est proposée : le Daho
Le droit à l'hébergement opposable (Daho) est le recours prévu pour ce cas. D'après la fiche service-public.gouv.fr vérifiée le 7 novembre 2025, il suppose deux conditions : avoir formulé une demande d'accueil dans une structure d'hébergement classique (par exemple un hébergement d'urgence), et ne pas avoir reçu de proposition adaptée à vos besoins familiaux, médicaux ou géographiques. Le recours amiable se fait devant la commission départementale de médiation, avec un formulaire dédié, et la fiche précise qu'une assistante sociale, notamment en mairie, peut vous aider à le remplir. Vous pouvez même l'exercer si vous êtes déjà hébergé ou logé mais que la solution n'est pas adaptée, par exemple en cas de procédure d'expulsion. C'est un recours long, qui ne remplace pas la nuit d'abri dont vous avez besoin ce soir ; il garde sa valeur pour que votre situation soit examinée.
À ne pas confondre avec le recours DALO, qui vise un logement durable. Le Daho concerne l'hébergement. Les deux peuvent avoir leur place dans un parcours, mais ils ne s'appliquent pas aux mêmes demandes.
Le lendemain matin : pouvez-vous rester ? La continuité de l'hébergement
Beaucoup de personnes hébergées une nuit redoutent d'être remises à la rue au matin. Le droit pose pourtant un principe de continuité. Un rapport du Sénat sur le pilotage de l'hébergement d'urgence cite l'article L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles : toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée. Le même rapport observe qu'un séjour en centre d'hébergement d'urgence, théoriquement temporaire, peut durer aussi longtemps qu'une solution durable n'est pas proposée.
Ce principe a un sens pratique. Si vous êtes accueilli, demandez à rencontrer le travailleur social de la structure, et dites que vous souhaitez rester jusqu'à ce qu'une orientation vous soit proposée. L'orientation peut mener vers un centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), un logement de transition, une résidence sociale ou une pension de famille. La fiche service-public.gouv.fr décrit ces structures et leurs durées : de quelques mois à plusieurs années pour un CHRS ou une résidence sociale, de 1 à plusieurs nuits pour un centre d'hébergement d'urgence. Pour comprendre la différence entre ces formules, lisez notre article sur les pensions de famille et maisons relais et celui sur les foyers de jeunes travailleurs et résidences sociales.
En pratique, les situations varient d'un département à l'autre et d'une structure à l'autre. Si l'on vous annonce une sortie sans orientation, demandez que la décision vous soit expliquée et notez la date. N'hésitez pas à solliciter un travailleur social, une association de défense des droits ou l'ADIL : sur ces questions, un accompagnement humain pèse plus que n'importe quel courrier.
Locataire menacé d'expulsion : ce que change l'hiver
Beaucoup de lecteurs confondent plan grand froid et trêve hivernale. Ce sont deux mécanismes distincts. Le premier s'adresse aux personnes déjà sans abri ; la seconde protège les locataires encore dans leur logement. Selon service-public.gouv.fr (fiche vérifiée le 1er novembre 2026), aucun locataire ne peut être expulsé entre le 1er novembre et le 31 mars inclus. Trois nuances à retenir :
- La procédure continue. Le propriétaire peut saisir le juge des contentieux de la protection, y compris en référé. Si l'expulsion est ordonnée, elle devient exécutable dès la fin de la trêve.
- La trêve ne joue pas toujours. Elle ne s'applique pas lorsqu'il existe une solution de relogement correspondant aux besoins du locataire, avec un nombre de pièces adapté au nombre d'occupants. Elle ne s'applique pas non plus aux squatteurs ni à l'expulsion du conjoint violent ordonnée par le juge.
- La dette reste due. Le loyer continue de courir, et les impayés s'accumulent.
Que faire si vous êtes dans cette situation ? L'hiver est précisément la fenêtre pour agir, parce que l'urgence physique de l'expulsion est repoussée. Je vous conseille cet ordre : relire votre commandement de payer avec notre article sur le commandement de payer, vérifier où vous en êtes grâce à la page sur la procédure d'expulsion locative, demander une aide au FSL pour la dette, et faire saisir la commission de prévention des expulsions, la CCAPEX, détaillée dans notre article CCAPEX : saisir la commission en cas d'impayés. Si l'expulsion est ordonnée et qu'aucune solution n'apparaît, le Daho et le DALO se préparent dès l'automne, pas la veille de la fin de la trêve. Notre page trêve hivernale détaille les cas particuliers.
Dernier point souvent ignoré : les personnes qui perdent leur logement pendant l'hiver peuvent être prioritaires pour un logement social. Voyez la page logement social prioritaire pour savoir quels critères s'appliquent.
Vous voyez quelqu'un dans la rue par grand froid : que faire ?
Les consignes de la Ville de Paris sont simples : si vous remarquez une personne sans abri ou en difficulté dans la rue, appelez le 115. C'est le bon réflexe, car l'équipe qui répond centralise les capacités d'accueil et peut déclencher une maraude. Quelques gestes complémentaires, de bon sens :
- donnez au 115 une localisation précise (rue, numéro, point de repère) et décrivez l'état de la personne ;
- si elle ne répond pas, tremble fortement ou semble confuse, appelez le 15 ou le 18 sans attendre ;
- proposez, sans insister, une boisson chaude ou une couverture si vous en avez : le froid demande des efforts supplémentaires au corps, et l'alcool, rappelle la Ville de Paris, supprime les signaux d'alerte ;
- respectez le choix de la personne : certaines refusent un hébergement collectif. Votre signalement reste utile.
Chez vous aussi : les consignes de sécurité
Les mêmes consignes officielles conseillent de vérifier le bon état de marche des installations de chauffage, de ne pas boucher les aérations (risque d'intoxication au monoxyde de carbone), d'aérer le logement une fois par jour, de maintenir une température d'environ 19 °C et de ne pas utiliser un chauffage d'appoint en continu. Si votre chauffage est en panne ou si votre logement est impossible à chauffer, ce n'est pas qu'une question de confort : notre guide du logement décent explique comment exiger des travaux, et la page aides de l'hiver rassemble les aides pour le chauffage et l'énergie.
Ce que le plan grand froid ne règle pas, et ce qui vient après
Mon avis, en tant que rédacteur de ce site, tient en une phrase : le plan grand froid met à l'abri, il ne loge pas. Une nuit dans un gymnase ouvert pour l'occasion répond à un danger immédiat ; elle ne traite ni la dette de loyer, ni le dossier de logement social, ni l'absence de ressources. Les centres d'urgence sont d'ailleurs conçus comme une étape. La fiche service-public.gouv.fr elle-même renvoie, quand aucune solution adaptée n'est proposée, vers le Daho et le Dalo.
Alors, une fois la nuit passée, trois démarches méritent d'être lancées vite, avec l'aide d'un travailleur social si possible :
- Une demande de logement social, ou sa mise à jour, avec les justificatifs de votre situation. Notre page sur la demande de HLM détaille les étapes.
- Vos droits sociaux : revenus de remplacement, aide au logement, accès à un compte bancaire. Si la banque tarde, lisez notre article sur le droit au compte. Si vous êtes sans emploi, la page sans emploi liste les aides disponibles.
- Un accompagnement durable : le CCAS, une assistante sociale ou une association peuvent monter les dossiers avec vous et vous orienter vers une structure plus stable.
Si vous voulez nous signaler une information erronée ou une page à mettre à jour, la page contact est là pour cela. Notre site ne traite aucune demande d'hébergement : seuls le 115 et les services locaux peuvent le faire.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le plan grand froid ?
C'est le dispositif de l'État qui renforce la mise à l'abri des personnes sans domicile quand les températures chutent. Selon la page que la Ville de Paris lui consacre (mise à jour le 27 décembre 2025), le plan national définit les actions à mener au niveau local et national pour prévenir les effets sanitaires et sociaux du froid. Il repose sur trois niveaux de vigilance, qui dépendent du relevé quotidien des températures de jour et de nuit, et sur une veille saisonnière active chaque année du 1er novembre au 31 mars.
Le 115 est-il un service de logement social ?
Non. Le 115 est le numéro d'urgence sociale : il sert à demander un hébergement temporaire pour la nuit ou pour quelques jours, et à être orienté vers les structures locales. Il ne remplace ni la demande de logement social, ni un recours DALO. Service-public.gouv.fr précise qu'il est gratuit depuis un fixe et un mobile, ouvert tous les jours, 24 heures sur 24, et qu'un appel y est géolocalisé, identifié et priorisé.
Je suis à la rue, que faire ce soir ?
Appelez le 115 et décrivez votre situation : composition du foyer, présence d'enfants, état de santé, éventuel animal de compagnie. Si la ligne est saturée, rappelez, puis rendez-vous à la mairie ou au CCAS pendant les heures d'ouverture pour être mis en relation avec un travailleur social. Un hébergement d'urgence n'est jamais garanti à la minute, mais la loi reconnaît à toute personne sans abri en détresse un accès à ce dispositif. En danger immédiat, composez le 15, le 17 ou le 18.
Qui peut être accueilli en hébergement d'urgence en période de grand froid ?
Toute personne sans abri en situation de détresse. Le ministère chargé du logement indique que l'hébergement d'urgence est ouvert à tous, sans condition de nationalité, de situation familiale ou de statut administratif. Il accueille par exemple des personnes sans domicile fixe, des familles en rupture de logement, des femmes victimes de violences conjugales ou des jeunes majeurs sortant de l'aide sociale à l'enfance.
Où mettre son adresse quand on n'a pas de logement ?
Service-public.gouv.fr consacre une fiche à la domiciliation (ou élection de domicile), qui permet aux personnes sans domicile stable de disposer d'une adresse pour recevoir leur courrier et faire leurs démarches. Le CCAS de la mairie ou une association agréée peuvent vous renseigner sur la démarche à suivre dans votre commune. Si c'est l'ouverture d'un compte bancaire qui pose problème, lisez notre article sur le droit au compte.
Qui appeler quand on voit une personne sans abri dans le froid ?
Le 115, comme le rappellent les consignes de la Ville de Paris en période de grand froid : si vous remarquez une personne sans abri ou en difficulté dans la rue, appelez le 115. Donnez le lieu précis et l'état de la personne. Si elle semble en danger vital (malaise, perte de connaissance, hypothermie), appelez directement les secours : le 15 ou le 18.
Le plan grand froid suspend-il les expulsions ?
Non, ce n'est pas le plan grand froid qui protège un locataire, c'est la trêve hivernale, qui s'applique chaque année du 1er novembre au 31 mars (fiche service-public.gouv.fr vérifiée le 1er novembre 2026). Elle repousse l'exécution d'une expulsion, mais pas la procédure : le propriétaire peut saisir le juge, et la trêve ne joue pas lorsqu'une solution de relogement adaptée existe.
Mis à jour le 13 novembre 2026 · Informations vérifiées sur les sources publiques officielles.
Sources officielles
- Quelles solutions d'hébergement existent pour les personnes en situation de précarité ? - service-public.gouv.fr
- L'hébergement d'urgence : une solution temporaire pour les personnes sans domicile fixe - ministère chargé du logement
- Plan Grand Froid et épisodes de neige : tout ce qu'il faut savoir - Ville de Paris
- Quand s'applique la trêve hivernale ? - service-public.gouv.fr
- Droit à l'hébergement opposable (Daho) - service-public.gouv.fr
- Le dispositif d'hébergement d'urgence (article L. 345-2-2 du CASF) - portail de la fonction publique
- Question écrite n° 443 et réponse du 3 février 2026 - Assemblée nationale
- Hébergement d'urgence : renforcer le pilotage pour mieux maîtriser les financements (article L. 345-2-3 du CASF) - Sénat
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