APL 2027 : le gel annoncé, ce que dit vraiment le projet de budget
« Gel », « suppression », « baisse » : en quelques semaines, les titres de presse ont mélangé les trois. Or ce qui est sur la table est plus étroit et plus précis : un projet d'article de loi qui ne revaloriserait pas les aides au logement en 2027, et qui n'est, à ce jour, pas voté. Je vous donne le texte, la date de chaque étape, et ce que vous pouvez faire dès maintenant.
Mis à jour le 1er novembre 2026 · Par Sarah Lemoine
En résumé
- Ce qui est annoncé : le gouvernement ne veut pas revaloriser les aides personnelles au logement en 2027 (article 74 du projet de loi de finances déposé le 1er octobre 2026).
- Ce que ce n'est pas : une baisse ou une suppression. Le ministre du Logement l'a dit lui-même le 19 septembre 2026.
- Où en est le texte : au 31 octobre 2026, rien n'est adopté. Un gel du même type avait été retiré du budget 2026 avant le vote final.
- Ce qui ne bouge pas : la hausse de 1,15 % du 1er octobre 2026 est bien appliquée, le recalcul trimestriel des ressources et le versement le 5 du mois continuent.
- Les étudiants : l'article 78 viserait, à partir du 1er septembre 2027, les étudiants rattachés à un foyer fiscal aisé.
- Pour vous : vérifier que votre dossier est à jour, surveiller votre loyer-plafond, et simuler votre aide.
APL 2027 : qu'est-ce que le gouvernement a réellement annoncé ?
Le point de départ est une interview. Le samedi 19 septembre 2026, sur franceinfo, Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, a confirmé que les aides au logement ne seraient pas revalorisées l'an prochain. Je reprends ses mots tels que rapportés par la presse : on ne va évidemment pas les diminuer, mais elles ne seront pas revalorisées. L'annonce s'inscrivait dans le plan d'économies d'environ 54 milliards d'euros présenté deux jours plus tôt par le Premier ministre.
Le 1er octobre 2026, le gouvernement a ensuite déposé son projet de loi de finances (PLF) pour 2027, enregistré à l'Assemblée nationale sous le numéro 3210. LCP, la chaîne parlementaire, résume ainsi la mesure : le gouvernement prévoit « exceptionnellement » de ne pas revaloriser les aides personnalisées au logement. Le mot compte : il s'agit d'une année, pas d'un changement de règle permanent.
Dernier élément de cadrage, et c'est celui qui rassure le plus : aucun texte ne propose de baisser le montant des aides. Un gel, c'est l'absence d'une hausse, pas une diminution. Nous allons voir ce que cela change concrètement, mais d'abord, regardons le texte.
L'article 74, lu à la lettre
Le projet de loi de finances numéro 3210 contient, dans sa seconde partie (celle des dépenses), un article 74 intitulé « Maîtrise de l'évolution des aides personnelles au logement et de la prime d'activité ». Il tient en deux phrases. La première dit que la révision prévue à l'article L. 823-4 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que la revalorisation de la prime d'activité, ne sont pas appliquées en 2027. La seconde ajoute qu'un décret peut toutefois rétablir leur application.
L'exposé des motifs, qui accompagne le texte, apporte trois précisions utiles :
- les éléments concernés sont ceux des dépenses de logement (loyers-plafonds, forfait de charges), habituellement révisés chaque 1er octobre sur l'indice de référence des loyers ;
- la mesure est « exceptionnelle et limitée dans le temps », et circonscrite à ces deux prestations : le RSA, l'AAH, l'ASPA et l'ASS seraient revalorisés sur l'inflation en 2027 ;
- l'économie attendue est de 101 millions d'euros pour l'État en 2027, à rapporter aux 16 milliards d'euros de dépense totale d'APL que le même document mentionne, soit un peu plus de 0,6 %.
Un détail d'honnêteté : l'exposé rappelle aussi que les éléments liés aux ressources sont revalorisés au 1er janvier par un arrêté distinct. L'article 74, lui, ne cite que l'article L. 823-4. Je m'en tiens donc à ce qui est écrit : c'est la révision d'octobre qui serait écartée.
Gel, baisse, suppression : trois mots à ne pas confondre
Le vocabulaire de la presse économique entretient la confusion. Voici ce que dit chaque terme, appliqué aux aides au logement :
| Terme | Ce que cela signifierait | Est-ce prévu ? |
|---|---|---|
| Gel (non-revalorisation) | Les barèmes ne sont pas relevés au 1er octobre 2027. Votre aide reste calculée sur les valeurs de 2026. | Oui, dans le projet (article 74), pas encore voté |
| Baisse | Les barèmes ou les montants sont réduits. | Non, le ministre l'a exclu |
| Suppression | Les aides disparaissent pour tous ou pour une catégorie. | Non pour l'ensemble des allocataires. Un projet d'exclusion vise les étudiants de foyers aisés (article 78) |
| Variation de votre aide | Votre aide monte ou baisse parce que vos ressources ou votre situation changent. | Oui, comme toujours, chaque trimestre |
Sources : projet de loi de finances pour 2027, n° 3210, article 74 et exposé des motifs (Assemblée nationale) ; LCP, 1er octobre 2026, mis à jour le 5 octobre.
Quand l'augmentation de l'APL ? Ce qui est déjà acquis en 2026
Avant de s'inquiéter de 2027, regardons ce qui est sûr. Une actualité de service-public.gouv.fr, publiée le 11 septembre 2026 et mise à jour le 30 septembre, explique que les aides personnelles au logement sont revalorisées chaque 1er octobre en fonction de l'évolution de l'indice de référence des loyers du deuxième trimestre. En 2026, cet indice a progressé de 1,15 % sur un an, et un arrêté du 28 septembre 2026 confirme l'évolution. En octobre 2025, la revalorisation avait été de 1,04 %.
La hausse est automatique : la Caf ou la MSA l'applique sans démarche de votre part, et elle concerne l'APL, l'ALF et l'ALS. Service-public conseille de vérifier sur votre compte en ligne que le montant actualisé est bien versé, et de contacter votre Caf en cas de problème. Les droits d'octobre sont versés au début du mois suivant, puisque l'aide est payée tous les 5 du mois.
Notre page sur la revalorisation de l'APL en 2026 explique le mécanisme de l'indexation, et le guide du montant de l'APL en 2026 détaille ce qui fait varier le calcul. Retenez ici une chose : la décision de 2027 ne remet rien en cause pour 2026. Le gel annoncé ne retire aucune hausse déjà appliquée.
Un gel déjà tenté en 2026, retiré avant le vote final
L'idée n'est pas nouvelle, et son histoire récente invite à la prudence. L'article 67 du projet de loi de finances pour 2026 prévoyait déjà la « non revalorisation, en 2026, du barème des aides personnelles au logement ». Le Sénat l'avait adopté sans modification en première lecture.
Puis le gouvernement a reculé. Selon le rapport de la commission des finances du Sénat, dans la version du texte sur laquelle il a engagé sa responsabilité (article 49, alinéa 3 de la Constitution), il a retenu un amendement qui supprimait la mesure de gel. Le rapport en tire la conséquence que les aides seraient revalorisées en 2026 comme le prévoit l'article L. 823-4. Les faits l'ont confirmé : la hausse d'octobre 2026 existe bel et bien.
Que faut-il en conclure ? Pas que le gel de 2027 sera retiré lui aussi : le contexte budgétaire n'est pas le même, et l'article 74 prévoit déjà une soupape (le décret de rétablissement). Seulement que l'annonce n'est pas la loi. Entre les deux, il y a des débats, des amendements et parfois des renoncements.
Où en est le vote du budget 2027 ?
Selon la page de l'Assemblée nationale, les députés examinent encore, entre le 27 octobre et le 2 novembre 2026, la première partie du projet de loi de finances, celle des recettes. Le vote solennel sur cette première partie est inscrit au mardi 3 novembre. Les articles 74 et 78 se trouvent dans la seconde partie, celle des dépenses, qui n'a pas encore été examinée en séance à la date où j'écris.
Le calendrier initial, présenté par franceinfo en août, prévoit un vote de l'ensemble du texte à l'Assemblée le 17 novembre, après quoi le texte part au Sénat, qui dispose de 20 jours. En cas de désaccord entre les deux chambres, une commission mixte paritaire se réunit, puis une nouvelle lecture peut avoir lieu à la mi-décembre. Un repère à garder en tête : l'an dernier, la première lecture du budget 2026 est arrivée le 21 novembre 2025, et l'adoption définitive n'est intervenue que le 2 février 2026.
Autrement dit, la date de décembre souvent citée est un objectif, pas une certitude. Je mettrai cette page à jour dès l'adoption définitive du budget, que l'article 74 soit conservé, modifié ou supprimé.
APL étudiant 2027 : que contient l'article 78 ?
C'est l'autre mesure qui fait parler d'elle, et celle qui touche des familles bien précises. L'article 78 du projet crée un nouvel article L. 822-8-1 dans le code de la construction et de l'habitation. Voici ce qu'il écrit, sans extrapolation :
- ne peuvent pas bénéficier d'une aide personnelle au logement les personnes qui poursuivent des études et qui, au titre de l'imposition des revenus de l'avant-dernière année, ont soit été prises en compte pour le quotient familial, soit perçu une pension alimentaire admise en déduction du revenu imposable ;
- et seulement si ce foyer fiscal a un revenu fiscal de référence, divisé par le nombre de parts, qui dépasse la limite supérieure de la deuxième tranche du barème de l'impôt sur le revenu ;
- entrée en vigueur au 1er septembre 2027, avec les revenus de 2026 pour la première application ;
- un décret en Conseil d'État précisera les conditions d'application.
L'exposé des motifs présente cela comme un « droit d'option » : l'étudiant pourrait choisir entre l'APL et le gain d'impôt de ses parents (la majoration de quotient familial liée au rattachement, ou la déduction d'une pension alimentaire). Les modalités pratiques de ce choix ne sont pas écrites dans l'article, elles dépendront du décret.

Quelles sont les conditions pour qu'un étudiant ait l'APL aujourd'hui ?
Rien de tout cela n'est en vigueur. Les règles actuelles, d'après la fiche de service-public.gouv.fr vérifiée le 1er juillet 2026, sont les suivantes : être français ou étranger avec un titre de séjour valide, louer un logement décent, ne pas avoir de lien de parenté avec le propriétaire et avoir de faibles ressources. Depuis le 1er juillet 2026, un étudiant ressortissant d'un pays hors Union européenne, Espace économique européen ou Suisse n'a droit à l'aide que s'il perçoit une bourse sur critères sociaux, s'il exerce une activité professionnelle ou s'il est en apprentissage ou en contrat de professionnalisation. Pour les montants, voyez notre page sur le montant de l'APL étudiant en 2026.
L'APL dépend-elle des revenus des parents ?
Aujourd'hui, pas directement. L'exposé des motifs du budget 2027 le reconnaît : les aides au logement versées aux étudiants ne prennent pas en compte les ressources du foyer fiscal de rattachement, elles sont calculées à partir d'un « forfait ressources » (8 600 euros par an pour un non-boursier, 6 900 euros pour un boursier, toujours selon ce document). Le même texte indique qu'environ un tiers des étudiants bénéficiaires sont rattachés à un foyer fiscal des 20 % les plus aisés, ce qui motive l'article 78.
Il existe en revanche une règle déjà en vigueur : service-public rappelle qu'on ne peut pas toucher l'APL si l'on est rattaché au foyer fiscal de parents qui paient l'impôt sur la fortune immobilière. Et un autre point souvent oublié : si vos parents perçoivent des allocations familiales et que vous demandez une aide au logement, vous n'êtes plus considéré à leur charge au sens des prestations familiales. Le seuil chiffré de l'article 78, lui, n'est pas donné en euros dans le texte : il renvoie au barème de l'impôt sur le revenu, qui sera fixé par la loi de finances. Plusieurs sites avancent un chiffre ; je préfère attendre le texte définitif plutôt que de vous en donner un incertain.
Combien un gel représente-t-il concrètement ?
La question que vous vous posez est sans doute celle-là. Je vais être prudente, parce qu'aucun chiffre officiel ne donne « la perte moyenne par foyer ».
Voici ce que l'on peut établir. En octobre 2026, la hausse est de 1,15 %. Un article d'Empruntis du 22 septembre 2026 cite une estimation de la Cour des comptes pour 2025 selon laquelle l'aide moyenne serait de 219 euros par mois (je n'ai pas retrouvé le rapport d'origine, prenez ce chiffre comme un ordre de grandeur) : 1,15 % de 219 euros font environ 2,50 euros. Sur une année normale, un gel priverait donc d'une hausse de cet ordre pour une aide moyenne, et davantage pour une aide plus élevée. L'effet réel dépend toutefois de la façon dont chaque paramètre pèse dans votre calcul.
Ce qui compte davantage, c'est la mécanique à moyen terme. Le loyer-plafond ne bouge pas, alors que les loyers, eux, continuent d'être indexés sur l'IRL. Si votre loyer est déjà au-dessus du plafond de votre zone, l'écart se creuse doucement : la part de votre loyer que l'aide ne couvre pas grossit. Si votre loyer est sous le plafond, l'effet est plus diffus. Rapporté à l'économie de 101 millions d'euros, on parle d'une érosion lente plutôt que d'un choc.
Pour les étudiants de foyers aisés, c'est une autre histoire : l'article 78 ne parle pas d'érosion mais d'une exclusion de l'aide. Selon l'exposé des motifs, l'APL moyenne versée aux étudiants est de 2 160 euros par an, avec 180 euros par mois en moyenne pour un non-boursier et 215 euros pour un boursier. Ces chiffres montrent l'enjeu, ils ne disent pas combien de familles seront touchées.
Comment limiter l'effet d'un gel sur votre budget
On ne peut rien faire contre un barème. On peut en revanche s'assurer que l'aide versée correspond exactement à ce à quoi l'on a droit. Quatre réflexes, dans l'ordre où je les contrôlerais.
1. Gardez votre dossier à jour
Service-public indique que les ressources sont actualisées de manière automatique tous les 3 mois, sans démarche pour l'APL seule. Si vous touchez aussi le RSA ou la prime d'activité, la déclaration trimestrielle reste obligatoire, et son oubli bloque ces versements. Dans tous les cas, tout changement de situation (séparation, naissance, perte d'emploi, colocation) se déclare sans attendre : une baisse de ressources peut faire monter votre aide, et la Caf ne le sait que si vous le dites.
2. Surveillez votre loyer et le loyer-plafond
Service-public précise qu'une augmentation de loyer n'est pas prise en compte immédiatement : à partir du 1er janvier de l'année suivante, l'APL est réévaluée automatiquement sur la base du loyer du mois de juillet précédent. Comparez votre loyer au plafond de votre zone sur la page montant de l'APL. Si vous cherchez un logement, un loyer proche du plafond maximise ce que l'aide couvre.
3. Simulez, puis comparez avec votre notification
Le simulateur APL donne un ordre de grandeur, et le simulateur officiel de la Caf le calcul sérieux. Comparez ensuite avec le montant notifié. Un écart inexpliqué se signale à la Caf, et un indu éventuel se conteste : notre guide sur le trop-perçu d'APL explique les délais.
4. Si vous déménagez, anticipez le délai
Un déménagement impose une nouvelle demande. D'après service-public, le délai moyen de traitement d'un dossier complet est de 36,5 jours, l'aide est due à partir du premier jour du mois suivant la demande et payée le 5. Déposez donc le dossier dès la signature du bail, et lisez notre guide APL et déménagement.
Si malgré tout votre budget logement se tend, ne laissez pas un loyer en retard s'installer : le FSL et un travailleur social sont faits pour ces moments, et la réforme des impayés de loyer qui s'applique à partir du 1er janvier 2027 change justement la façon dont un retard est signalé à la Caf.
Quelle différence entre allocation logement et APL ?
Question souvent posée au détour d'un titre de presse : l'article 74 concerne-t-il seulement l'APL ? Le texte parle des « aides personnelles au logement », qui regroupent trois prestations : l'APL pour les logements conventionnés, l'ALF pour les familles dans un logement non conventionné, et l'ALS pour les autres situations. Elles ne se cumulent pas, la Caf attribue celle qui correspond à votre cas, et la révision d'octobre s'applique aux trois (service-public le rappelle pour la hausse de 2026). Le guide APL, ALF et ALS détaille les critères. Pour un étudiant, l'aide est le plus souvent une ALS en logement non conventionné, et une APL en résidence conventionnée.
Autre précision de vocabulaire : « gel des APL » ne désigne pas un blocage des versements. Les paiements continuent le 5 de chaque mois, et la Caf continue de recalculer votre droit chaque trimestre.
Ce que je retiens, et ce que je surveillerai
Mon avis est simple : l'annonce mérite d'être prise au sérieux, mais pas dramatisée. Elle est réelle, écrite noir sur blanc dans l'article 74, et elle s'inscrit dans un budget qui cherche des dizaines de milliards d'euros. Elle est aussi fragile : le texte peut être amendé, supprimé, ou neutralisé par le décret de rétablissement qu'il prévoit lui-même, et un précédent récent montre que le gouvernement a déjà fait marche arrière sur la même idée.
L'article 78 sur les étudiants me paraît le plus lourd de conséquences pour les familles concernées, parce qu'il ne se contente pas de figer un barème : il ferme un droit. C'est aussi celui dont les contours dépendent le plus d'un décret qui n'existe pas encore. J'actualiserai cette page aux quatre moments utiles : le vote de l'Assemblée, le passage au Sénat, la commission mixte paritaire et l'adoption définitive. Si vous voulez comparer avec d'autres aides, la page aides par situation et celle des aides aux étudiants restent le meilleur point de départ.
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Questions fréquentes
Quand a lieu l'augmentation de l'APL ?
Les aides personnelles au logement sont revalorisées chaque 1er octobre, selon l'évolution de l'indice de référence des loyers du deuxième trimestre. Au 1er octobre 2026, la hausse est de 1,15 % d'après service-public.gouv.fr, appliquée automatiquement par la Caf ou la MSA. Pour 2027, le projet de loi de finances prévoit de ne pas appliquer cette révision, mais le texte n'est pas voté.
Quel est le délai de traitement de l'APL après un déménagement ?
Un déménagement impose une nouvelle demande d'APL pour le nouveau logement. Si le dossier est complet, service-public.gouv.fr annonce un délai moyen de traitement de 36,5 jours. L'aide est due à partir du premier jour du mois qui suit la demande et le paiement a lieu le 5 de chaque mois : emménagement le 15 octobre, droits ouverts en novembre, premier versement le 5 décembre.
Quelle est la différence entre l'allocation logement et l'APL ?
Ce sont trois aides voisines qui ne se cumulent pas : l'APL pour les logements conventionnés, l'ALF (allocation de logement familiale) et l'ALS (allocation de logement sociale) pour les autres cas. La Caf attribue celle qui correspond à votre logement et à votre foyer. Toutes les trois sont revalorisées ensemble chaque 1er octobre, et notre guide APL, ALF et ALS détaille les différences.
Quelles sont les conditions pour qu'un étudiant ait l'APL ?
Selon service-public.gouv.fr (page vérifiée le 1er juillet 2026), l'étudiant doit être français ou étranger avec un titre de séjour valide, louer un logement décent, ne pas avoir de lien de parenté avec le propriétaire et avoir de faibles ressources. Depuis le 1er juillet 2026, un étudiant hors Union européenne, Espace économique européen et Suisse n'y a droit que s'il est boursier sur critères sociaux, s'il travaille ou s'il est en alternance.
Existe-t-il une nouvelle loi sur les APL étudiants ?
Pas encore en vigueur. L'article 78 du projet de loi de finances pour 2027 prévoit qu'à partir du 1er septembre 2027, un étudiant pris en compte dans le quotient familial d'un foyer aisé, ou dont les parents déduisent une pension alimentaire, ne puisse plus toucher d'aide au logement. Ce texte doit encore être débattu, amendé ou rejeté, et un décret en Conseil d'État en fixerait les modalités.
L'APL dépend-elle des revenus des parents ?
Aujourd'hui, pour un étudiant, le calcul repose sur un forfait de ressources et non sur les revenus du foyer fiscal des parents, d'après l'exposé des motifs du projet de budget 2027. Une exception existe déjà : l'étudiant rattaché au foyer fiscal de parents assujettis à l'IFI ne peut pas toucher l'APL. L'article 78 du projet, s'il était voté, ferait entrer le revenu fiscal de référence des parents en jeu.
Les APL vont-elles baisser ou être supprimées en 2027 ?
Non, rien dans le projet ne prévoit de baisse ni de suppression. Le ministre du Logement a déclaré le 19 septembre 2026 qu'on ne va évidemment pas les diminuer, mais qu'elles ne seront pas revalorisées. Une aide peut malgré tout varier à la baisse ou à la hausse selon vos ressources, recalculées chaque trimestre, indépendamment de ce gel.
Mis à jour le 1 novembre 2026 · Informations vérifiées sur les sources publiques officielles.
Sources officielles
- Projet de loi de finances pour 2027, n° 3210, articles 74 et 78 et exposés des motifs - Assemblée nationale
- L'APL revalorisée au 1er octobre - service-public.gouv.fr
- Aide personnalisée au logement (APL) - service-public.gouv.fr
- Un étudiant peut-il bénéficier d'une aide au logement ? - service-public.gouv.fr
- Budget 2027 : les principales mesures - LCP Assemblée nationale
- Projet de loi de finances pour 2026, article 67, rapport de nouvelle lecture - Sénat
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